|
Monsieur Ouaddi Abdeslam 10 , Rue du Caire
Agadir (Maroc)
A
Monsieur le secrétaire
perpétuel de l'Académie Française.
Objet : Demande de remplacer le mot berbère par amazigh dans
la langue française.
Monsieur
J'ai l'insigne
honneur d'attirer votre attention sur un lapsus qui perdure auquel
il n'a pas été rendu justice malgré des protestations platoniques
et les voux d'apaisement en l'occurrence ( Amazigh).
Les hommes
naissent et meurent , les empires se forment et se disloquent
, les civilisations brillent. et disparaissent etc..tel est le
destin inexorable.
Peut
- on croire que seules les écritures saintes échappent à ce dilemme
pendant que les idéologies tombent à genoux devant les soubresauts
politiques.
Dans l'ensemble les religions
monothéistes annoncent la résurrection , espérons que le XXI ème
siècle réhabilitera ( Amazigh) qui sévit à l'état endémique en
Afrique du Nord jusqu'aux confins du Sahara et qui est menacé
d'extinction si les intellectuels ne s'étaient portés à son secours.
Par méconnaissance
de la toponymie , les latino européens et anglo-saxons
Ont reconduit au siècle dernier la dénomination
« berbère » qu'ils ont d'ailleurs hérité des envahisseurs
romains , byzantins , vandales. Si nous faisions appel à l'histoire
quoi qu'elle ne soit pas une science exacte , elle invoque le
terme originel ( Amazigh) peuples qui ont un trinôme commun ,
fibule , burnous et couscous.
L'Académie française est
la noble institution qui protège les belles lettres et veille
à la purification des termes intrus dans la langue de Molière.
Pourquoi garde - t - elle
encore ce lapsus berbère qui n'a plus raison d'être en son sein. Le mot « berbère » rappelle barbare et suppose un
sens péjoratif , assimilé aux termes ( bicot , bougnole , raton
) dont on comble les colonisés. Je m'excuse d'avoir usé de ces
synonymes impropres usités par les soudards et goujats pendant
la colonisation. C'est pour mettre en exergue la portée qui couve
sur berbère indirectement que j'ai cité ces mots infâmes.
Certes, l'O.N.U protège
les ethnies , cependant l'UNESCO n'a ni la force , ni la volonté
de sauver les minorités linguistiques.
Vous êtes la
conscience universaliste , usez de votre influence , afin que
l'amazigh , humilié recouvre sa dignité après sa liberté conditionnée.
Le sublime
des combats est de savoir garder son identité et de préserver
sa langue ; sars amazigh , on ne pourrait plus exprimer la
pensée ni transmettre à ses descendants la mémoire des ancêtres.
A la lumière
des faits exposés , je vous prie de colmater la brèche en abrogeant
purement et simplement le mot berbère , en le remplaçant par « Amazigh »
civilisation millénaire qui recèle ses lettre de noblesse :
langue , écriture , musique , poésie , danse , architecture et
arts culinaires.
Espérons
que , ce cri d'alarme émis d'un cour meurtri , l'âme en peine
et les convictions ébranlées , trouve un écho favorable au sien
de votre honorable instance.
Je vous
prie de croire , Monsieur le secrétaire perpétuel , l'assurance
et ma sincère admiration et ma haute considération.
|