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l’arganier,
véritable patrimoine naturel mondial est menacé. Cela ne pose pas uniquement
de sérieux problèmes écologiques. Les cotés social et économique sont aussi
affectés (29).
L’arganeraie
marocaine régresse en terme de superficie et de densité. Au moins d’un siècle,
la densité moyenne de l’arganeraie est passée de 100 arbres/ ha à 30
arbres/ha, tandis que les superficies couvertes régressent au moyen de 600 ha/
an
Les
facteurs de destruction de l’arganeraie (133) :
1- La
pression démographique :
Le
nombre d’exploitants de la forêt augmente naturellement alors que la
superficie globale est en diminution. La conséquence principale est que le bénéficiaire
de la forêt est obligé d’intensifier ses interventions sur l’environnement
en utilisant des méthodes et des moyens qui ne tiennent pas compte de la pérennité
de l’espèce
2- Le
labour et le développement de l’agriculture irriguée :
C’est
l’un des facteurs principaux du recul de la forêt. Ce qui aggrave la
situation, c’est que l’exploitant ne se limite pas à labourer pour répondre
à ses besoins en culture vivrière, mais il intensifie la pratique des cultures
irriguées en vue d’une rentabilité immédiate, et ce à travers des cultures
d’exportations. Et afin de pérenniser cette rentabilité, l’exploitant procède
à des forages de puits, et utilise les techniques modernes d’irrigation,
provoquant une diminution substantielle des réserves en eaux souterraines. Cela
provoque un déséquilibre au détriments de l’arganeraie.
3- Prélèvement
des produits dérivés :
Le
taux de croissance des populations président dans les zones d’implantation de
l’arganier et de l’ordre de 3 à 4%, ce qui génère une demande accrue des bois de
chauffage et des autres produits de l’arganier. Ainsi la forêt n’est plus
en mesure de répondre aux besoins croissants des populations. Il s’ensuite
une destruction massive de la forêt d’arganiers.
4- Pâturage
excessif :
La
forêt est l’espace vital du monde rural. Les régions d’implantation de
l’arganier sont habitées par une majorité d’éleveurs de caprins (80% de
chaptel existant dans la région). Et s’est on ajoutait à cela le taux élevé
de la croissance démographique, il s’ensuite une augmentation importante du
chaptel d’ou un pâturage abusif nuisible pour l’arganeraie qui aura des
conséquences désastreuses sur l’avenir de cet arbre.
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