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a- Acides gras saturés courts et moyens:
Se
sont des acides gras en C4 , C6 , C8
, C12 , C14. Leur absorption intestinale
les fait arriver directement au foie par la veine porte sans
passer par les canaux lymphatiques et la circulation générale
comme les acides gras longs. dans le foie il traversent rapidement
la membrane mitochondriale. Ils sont uniquement énergétique
en empruntant la voie b
oxydation.
Ces acides n’auraient pas d’action sur la maladie athéromateuse
(57). Ils exerceraient un léger effet hypocholestérolémiant
en diminuant l’absorption intestinale du cholestérol et en ralentissant
sa synthèse hépatique (58).
Ils sont conseillés dans des régimes amaigrissants.
b- Acides gras saturés longs:
Il
s’agit essentiellement des acides palmitiques C16:0
et stéarique C18:0.
Ce sont eux qui sont appelés « Mauvaise graisse »
car ils sont critiques sur le plan de athérosclérose (14,19,43).
Ces acides apportés par les graisses d’origines animale:
beurre (40%), les lipides invisibles ou cachés des viandes,
et pour une faible part les huiles végétales (soja, maïs, tournesol).
Leur rôle est essentiellement énergétique, mais ils ont
aussi une fonction structurelle; constituant des phospholipides
des membranes cellulaires. De nombreuses études épidémiologiques
(10)et expérimentales
(28) ont montré que la consommation de matières grasses riches
en acides gras saturés augmente la cholestérolémie. Néanmoins,
pendant la phase de croissance cérébrale ces acides gras saturés
jouent un rôle très important. Il semblerait que l’organisme
ne puisse synthétiser que 60% des acides gras saturés supérieurs
à C16. Il don nécessaire de maintenir un apport en
acides gras saturés de la première année de la vie à l’adolescence
(11,68,69)
2-
Rôle des acides gras insaturés:
On
distingue deux types d’acides gras insaturés
a- Acides gras mono-insaturés:
(41,39,7)
Ils
sont représentés par les acides oléiques C 18:1 et
palmitoléique C16:1. Ils sont énergétiques. Ils sont
considérés comme ayant un effet neutre sur le plan cardio-vasculaire
(39), l’huile d’olive en contient 73%, celle d’arachide 60,9%,
les graisses animales uniquement 35% à 45%.
b- Acides gras polyinsaturés:
Les
acides gras polyinsaturés sont des acides gras à chaîne supérieure
à 16 atomes de carbone et possédant au moins deux doubles liaisons.
Ils ont pour rôle majeur d’être des constituants structuraux
des membranes cellulaires dont ils assurent la fluidité et l’impérmiabilité.
Ils sont énergétiques et précurseurs de composé physiologiques.
Parmi ces acides gras on trouve la famille des acides
gras essentiels (A.G.E). En effet tous les acides gras polyinsaturés
ne sont pas essentiels comme le signale Metais
(68,69): « Un acide gras est essentiel pour une
espèce animale si, apporté dans l’alimentation, il permet de
prévenir ou de guérir complètement certains symptômes résultant
d’une exclusion totale des lipides du régimes. »
3-
Rôle des acides gras essentiels:
a- Rôle des A.G.E au niveau des structures
cellulaires et tissulaires:
Les
acides gras essentiels sont indispensables au fonctionnement
et au maintien des membranes cellulaires.
Les acides gras polyinsaturés en C20 et C22
sont le plus souvent incorporés en position 2 des phospholipides
membranaires. Certains de ces acides sont retrouvés surtout
dans les cellules nerveuses et dans les photorécepteurs rétiniens
(50,66,68,69).
La présence des A.G.E dans les membranes cellulaires
conditionne l’activité de la phosphorylation oxydative dans
les mitochondries ce qui explique la dégénérescence des cellules
hépatiques observé lors des carences graves (68,69). Elle conditionne
aussi l’action des amines biogènes au niveau des récepteurs
et explique ainsi leurs modifications de perméabilité constaté
lors de ces carences (11).
Il
semblerait que les A.G.E aient une action immunodépressive et
qu’il puissent être utilisés comme adjuvants dans les greffes
d’organes (66).
b- Rôle des A.G.E comme source d’énergie:
Les
acides gras essentiels peuvent être, comme les autres acides
gras d’origine alimentaires, une source d’énergie par l’oxydation
dans la voie de la b oxydation
(28).
c- Rôle des A.G.E comme précurseurs
des prostaglandines et des eicosanoides:
De
nombreuses études (16,42,44,49,50,60,89) ont montré que les
A.G.E sont des précurseurs des prostaglandines et de composés
voisins dits eicosanoides. Ils sont d’abord libérés des structures
lipidiques membranaires dans le cytoplasme cellulaire par l’action
de la phospholipase C, la diglycéride lipase et surtout par
l’activité kéninodependante de la phospholipase A2.
Ces A.G.E ainsi libérés dans la cellule qui est fortement
oxygénée, sont alors transformés par une cyclodioxygenase en
hydroperoxydes cycliques hydroxylés; les prostaglandines H
Ces composés présentent des activités physiologiques
sur le myocarde, l’endothelium rénal, les cellules intestinales,
les tissus adipeux, les poumons et les cellules sanguines.
Ces carences en A.G.E conduit à des désordres de la perméabilités
des échanges cellulaires et à des troubles de la coagulation.
d- Rôle des A.G.E dans la prévention
des troubles cutanés:
Les
A.G.E utilisés avec d’autres acides gras estérifiés dans le
métabolismes du myocarde (43,68) particulièrement lors de la
phase ischémique aiguë. La réponse à une stimulation par les
catécholamines produit une rapide mobilisation des triglycérides
stockés dans le tissu adipeux avec une augmentation plasmatique
des acides gras non estérifiés.
La qualité des acides gras utilisés par la myocarde joueraient
un rôle dans la survenue des arythmies ventriculaires et dans
la réduction de l’ischémie myocardique (4,68)
L’acide linoléique agirait sur les variables électrophysiologiques
de la contractilité du muscle myocardique et provoquerait une
meilleure circulation dans les coronaires.
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