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Revendication amazighe : le chemin de la liberté

Moha Moukhlis


Face à la résurgence définitive et irréversible de la revendication amazighe portée par une jeunesse déterminée qui a vaincu les fantômes de la peur et les épouvantails d’un Etat policier, castrateur, népotiste, théocratique et esclavagiste, le pouvoir, désemparé, navigant à vue, réprime et érige sa violence officialisée comme unique réponse à une réalité sociohistorique incontournable, qui avance et remet en question les fondements idéologiques et la légitimité « imposée » arbitrairement.
La jeunesse amazighe est porteuse d’espoir, garante d’un avenir libéré des pesanteurs d’un passé fait de mascarades et de falsifications. C’est une jeunesse qui portera, certainement, le poids des sacrifices multiformes et nécessaires à l’amazighité. Elle a évolué au cœur d’un combat authentique et universel, vomit tous les discours et les topiques exogènes galvaudés par les marionnettes politiques de la nouvelle ère : l’ère de l’arbitraire officialisé et de l’amazighophobie, l’ère du mensonge et de la démagogie.


Une jeunesse pour qui l’amazighité est la raison d’être, d’exister. Qui force note respect et notre estime. Prête à mourir si nécessaire. Qui accule les « élites amazighes » qui continuent à ronronner un discours nostalgique de salon sur un passé glorieux qu’elle rêve de reproduire dans les salons mondains. Une « élite » assimilée. Dépassée. Incapable d’établir des canaux avec une jeunesse décidée.


La jeunesse amazighe a fait son choix, en dépit du brouhaha et du parasitage de la meute des plumitifs de service. Elle a porté la revendication sur un espace public, établi des connexions avec les communautés amazighes d’Afrique du nord, des Iles Canaries et de la Diaspora. Un cauchemar pour le Makhzen et ses acolytes. Elle a œuvré pour sortir un peuple, une nation amazighe de l’ombre, de l’isolement et d’une omerta généralisée. Pour dire non au règne du mensonge et de la démagogie. Honorer la mémoire de nos ancêtres tombés sur le champ d’honneur.

La jeunesse rompt avec le système des atermoiements sempiternels et le système de prédation culturel et politique. Elle refuse de confondre la démocratie et sa caricature. Son discours exprime des idéaux amazighes et des valeurs pérennes, à l’épreuve du temps et des contingences métaphysiques, à travers un langage de vérité, un esprit lucide et l’exemplarité dans le comportement.
Le Mouvement Amazighe, portée par une jeunesse déterminée, est convaincu que seule une participation équitable des amazighes dans la gouvernance, actuellement accaparée par des cartels, une mafia de collaborateurs et de traîtres, voir d’assassins, pourrait sortir notre pays du marasme qui l’étouffe. Convaincu que seul un système de gouvernance basé sur des institutions démocratiques, issues d’une expression libre et souveraine de la population est capable de garantir la paix, la stabilité et l’ordre social.


Imazighen, spoliés de ce qu’ils ont de ce qu’ils sont depuis une indépendance offerte et négociée avec le colonisateur, revendiquent leur droit à l’autodétermination conquise de haute lutte par la résistance amazighe, revendiquent le droit de décider de leur vie et des choix, de tous les choix politiques qui les concernent et concernent leur pays.
Le Mouvement Amazigh a construit une alternative démocratique. Il n’a peur de personne. De personne.  Il ne cèdera pas devant les porteurs d’eau d’une idéologie anachronique et d’un système inique, amazighophobe et bâtard. Il refusera d’amuser les galeries officielles et makhzéniennes qui s’attardent sur l’écume des échéances en se pavanant dans des succès factices et éphémères et la multiplication des effets d’annonces illusoires.
Imazighen lutteront avec abnégation, résistance et détermination et une espérance chaque jour renouvelée. Quels que soient les obstacles qui se dresseront devant eux. Ils aspirent vivre dans la dignité, léguer aux futures générations un héritage qui n’a pas de prix : le combat pour Timmouzgha et le sacrifice suprême si nécessaire.

La motivation politique qui pousse le pouvoir inique a multiplier les gaffes et les empressements irresponsable tient au fait qu’il a l’impression – ou donne l’impression – de maîtriser – par la violence s’entend – l’espace national et les « indigènes » mais non par le temps. Le peuple amazighe, à travers sa jeunesse est sur le chemin de sa libération. Les tentatives répressives du pouvoir ne l’arrêteront pas. Elles renforcent sa détermination quant à la justesse de sa cause. Lui permettent de prendre conscience de sa condition de colonisé sur sa propre terre.
L’impunité garantie par la corruption et l’esbroufe ne sont pas éternelles. Car la caste au pouvoir a le genre malfaisant d’ouvrir de profondes fosses communes pour y ensevelir les faits qui lui font toujours peur. Une gabegie. Elle espère ainsi condamner le passé comme s’il n’a jamais existé : que faire de Addi Ou Bihi, Aknoul et Bourd dans le Rif, Moulay Bouâzza, Goulmima, Tinghir, Rich, Figuig, Amellaggou et des dix sept généraux amazighe fusillés, pour leur substituer les Bennani et les Kabbaj de la Karaouiyinne de Fès ???
Le passé resurgit avec force. Têtu comme le temps. La répression ne viendra pas à bout de la résistance amazighe et ne fera pas taire les revendications amazighes. Les arrestations qui se multiplient à Imtghern (Errachidia) parmi les étudiant du Mouvement Amazighe, les reports du procès des détenus de Meknès, la dissolution du Parti Démocratique Amazigh, les interdictions de tous genres qui frappent l’action amazigh et l’amazighité témoignent de la nervosité d’un pouvoir qui navigue à vue, joue sur l’usure et renforce davantage la détermination des amazighes à vivre debout.


Auteur: Moha Moukhlis
Date : 2008-06-05 00:00:00

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timozgha  
azuuuuuuuuuull ikoll maktazlan idamn ntimouzra n lm339oooooooou
anmt ghif tamazight
 
Par: ouassa abdellah
 

 
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