Après la chute de Ben Ali en Tunisie, les Amazighs tunisiens à l’instar de leur homologues Libyens se sont sentis libres le meme sentiment a rebondi chez les juifs tunisiens. Ils ont commencé à exprimer leur identité pleinement et publiquement. Une association de défense de la culture amazighe est crée en Tunisie, elle a même participée à l’organisation du 6eme congrès mondial amazigh à la ville Amazighe de Djerba la plus touristique de toute la Tunisie et le cœur économique de Tunis, située à 520 km au sud de Tunis la capitale.
Tunisie : Le régime de Ben Ali est tombé mais ses pratiques le sont elles ?
Après la chute de Ben Ali en Tunisie, les Amazighs tunisiens à l’instar de leur homologues Libyens se sont sentis libres le meme sentiment a rebondi chez les juifs tunisiens. Ils ont commencé à exprimer leur identité pleinement et publiquement. Une association de défense de la culture amazighe est crée en Tunisie, elle a même participée à l’organisation du 6eme congrès mondial amazigh à la ville Amazighe de Djerba la plus touristique de toute la Tunisie et le cœur économique de Tunis, située à 520 km au sud de Tunis la capitale.
Le congrès à eu lieu dans l’hôtel Al Kantara sur la cote de l’Ile située à 5 km du quartier de Midoune (le centre ville de l’Ile Djerba). Les assises étaient magnifiques avec une très forte représentation Libyenne en femmes, hommes et jeunes. Ces jeunes, avant de venir au congrès, ont laissé leurs fusils de lutte à l’autre coté de la frontière tunisienne pas loin de 140 km.
>Faire un congrès mondial amazigh en Tunisie à l’époque de Ben Ali était impensable, aujourd’hui les choses ont changé, mais ont ils vraiment changé complètement ? La réponse est bien sûr non. Pourquoi ?
L’organisation du CMA (congrès mondial amazigh) a loué la salle de l’hôtel et a fait invité environ 180 personnes en plein période morte du tourisme à Djerba parés la révolte tunisienne. Mais malgré tout à la pause de la seance d’ouverture du congrès, le responsable de l’hôtel est intervenu avec un des agents des services de renseignement tunisiens, pour ajouter le drapeau Tunisien sur la scène déjà dorée de drapeaux Amazighs. La réponse donnée c’est pour l’honneur de la nation. « Chez nous, on ne peut pas faire une activité dans un hôtel Tunisien sans mettre le drapeau tunisien sur la scène !: Toutes les organisations qui font leur activités ou congrès chez nous mettent le drapeau tunisien » répond un des responsables de l’hôtel au président sortant du congrès Lounes Belkacem. « Oui on accepte gentiment, sachant bien que non, car ce n’est pas une salle publique c’est une salle privée d’hôtel louée » réplique le président. Si vous nous avez offert une salle publique payée par le contribuable tunisien amazigh cela à un sens. Mais !
Mais ne tardant pas la dessus braquant vers l’avenir puisque le principe du drapeau Amazigh n’est pas du tout en conflit avec le drapeau tunisien ou tout autre drapeau des pays d’Afrique du Nord, il est au contraire un drapeau unificateur de l’Afrique du Nord d’une part et d’autres part un drapeau qui représente l’identité de cette partie du Monde. Le drapeau bleu de la communauté européenne fait de même, n’est ce pas ?
Deuxième acte, quelques heures avant la fin de la séance d’ouverture du congrès, la nouvelle vient de tomber une coupure d’internet qui a durée jusqu’au jour suivant et exactement après la fin du congrès et au moment où tous les congressistes ont quitté l’hôtel.
Bon, « il y a une panne téléphonique sur toute la zone touristique» répond le responsable de l’hôtel aux journalistes présents dans la salle qui veulent envoyés leur dépêches. Il n’y a qu’une ou deux dépêches qui sont publiés sur internet et ce sont ceux qui ont l’idée de donner les premières impressions avant la fin de la séance d’ouverture. « Quel gâchis ! » disent certains journalistes occidentaux, comment peut-on avoir une coupure téléphonique sur le quartier le plus touristique de toute la Tunisie aussi long temps et comment l’hotel voisin a-t-il l’internet?
En dehors de la cause « technique » tout le temps au rendez vous, l’autre cause ressenti et vécue « les pratiques de censure du régime de Ben Ali » n’est elle pas la vrai cause ?
Donc comme en Lybie, lorsque le dictateur tombe cela ne veut pas dire que ses idées inculquées sont tombées, le chemin est certainement encore long et encore plus long pour les ceux qui voient la renaissance d’Afrique du Nord.